Enquête d’opinion sur la perception de la crise financière par le grand public
Posts 6 novembre 2008Le paradoxe qui ressort de notre étude est frappant : la crise est considérée comme plutôt grave (52,5% des personnes interrogées) alors que dans le même temps les habitudes de consommation restent inchangées (60,7%). La perception et les actes sont aujourd’hui désynchronisés. Plusieurs éléments concourent à ce constat : la communication rassurante des pouvoirs publics et des banques, le manque de connaissance « technique » de cette crise du grand public et de ses conséquences à terme, et l’impact faible à ce jour sur un quotidien qui se dégrade par ailleurs.Si le terme de subprime est très largement employé, l’origine de la crise n’est pas bien appréhendée, ni sa gravité réelle, tant les explications sont pointues.
Lire : Communiqué de presse sur l’enquête d’opinion réalisée par Athling Management

6 novembre 2008 à 7:45
A ce jour, à mon avis, nul ne peut constater avec précision l’attitude des consommateurs (un premier signe toutefois la chute des marchés automobiles dans les pays occidentaux et maintenant dans les pays émergents).
La confiance dans le système est l’une des clés d’analyse de l’attitude du consommateur mais pas la seule.
Chaque consommateur regarde sa situation personnelle et adapte son comportement de consommation. Le vrai problème est que le consommateur est « caméleon », et souvent malgré lui. Il consomme plus en période faste et s’adapte en période maigre, indépendamment de sa volonté.
Le système a créé le consommateur, si la crise remet en cause de système, le consommateur – et la consommation au sens économique – sera remis en cause.