Le paradoxe qui ressort de notre étude est frappant : la crise est considérée comme plutôt grave (52,5% des personnes interrogées) alors que dans le même temps les habitudes de consommation restent inchangées (60,7%). La perception et les actes sont aujourd’hui désynchronisés. Plusieurs éléments concourent à ce constat : la communication rassurante des pouvoirs publics et des banques, le manque de connaissance « technique » de cette crise du grand public et de ses conséquences à terme, et l’impact faible à ce jour sur un quotidien qui se dégrade par ailleurs.Si le terme de subprime est très largement employé, l’origine de la crise n’est pas bien appréhendée, ni sa gravité réelle, tant les explications sont pointues.

En effet, les dimensions monétaires ont changé. Si l’évocation de millions de pertes était jugée catastrophique et impressionnait le grand public, la crise a rendu familier le terme de milliard en l’espace de quelques semaines.

Lire : Communiqué de presse sur l’enquête d’opinion réalisée par Athling Management